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Applicable depuis septembre 2006, la réglementation thermique RT 2005 découle directement de l'engagement pris par la France de stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre, notamment ceux issus des énergies fossiles et plus particulièrement du pétrole. Elle vise à réduire d'au moins 15% en 2010 (pour atteindre 40% en 2020) les consommations d'énergie dans les logements et les bâtiments non résidentiels neufs. L'objectif est également de favoriser les énergies renouvelables et de limiter le recours à la climatisation.

 

Globalement, la RT 2005 reste dans la continuité de la RT 2000. Depuis le Grenelle de l'environnement s'annoncent des exigences plus strictes qui s'appliqueront dans le cadre de la nouvelle version applicable en 2012.

 

Actuellement, le projet de construction qui doit respecter la réglementation est comparé à un projet de référence. Pour éviter les dérives, des exigences minimales doivent être respectées pour le chauffage, la ventilation, la  production d'eau chaude sanitaire, le refroidissement et l'éclairage de tous les types de bâtiments. Pour mieux prendre en compte le confort d'été, 8 zones climatiques sont redéfinies.

 

La mise en place d'une limite maximale de consommation (en kWhep/m².an) est définie en fonction de la typologie du bâtiment, des zones climatiques et de l'énergie de chauffage. Le renforcement des exigences sur le bâti vise en priorité le traitement des ponts thermiques pour améliorer les performances d'environ 20 % par rapport à la RT 2000. Les exigences en matière d'isolation des parois augmentent en moyenne de 10%.

 

En ce qui concerne les équipements, l'accent est mis sur la réduction des déperditions de chaleur liées à la ventilation. Pour le chauffage, la chaudière basse température devient la chaudière de référence, de même que les panneaux électriques rayonnants.

 

La RT 2005 tient également compte des consommations liées au refroidissement des locaux et valorise la conception bioclimatique qui prend en compte l'inertie réelle du bâtiment et son orientation.

 

Le recours aux énergies renouvelables devient une référence. Pour la production d'eau chaude sanitaire, le solaire thermique est préconisé afin d'atteindre une réduction des consommations d'énergie pour l'eau chaude sanitaire de 20 % dans une maison individuelle et de 10 % dans un immeuble collectif chauffé à l'électricité. L'usage d'énergies "gratuites" vient en déduction  des énergies traditionnelles comptabilisées dans la consommation.

 

Cette réglementation est basée sur un renforcement de la performance énergétique globale du bâtiment et valorise le travail de conception.  Les concepteurs et les maîtres d'ouvrage ont en effet la possibilité de choisir entre plusieurs composants intervenant dans la performance thermique globale puisque les méthodes de calcul tiennent compte notamment de l'implantation des ouvertures principales au sud. Si le concepteur étudie en amont la conception de son bâtiment, les économies d'énergie réalisées seront d'au moins 15% et compenseront largement les exigences accrues de la RT 2005 par rapport à la RT 2000.

 

Dans les départements les plus froids, il est préconisé que certaines maisons individuelles soient équipées de planchers rayonnants électriques et que soient supprimés les ponts thermiques des planchers intermédiaires. Dans ce cas, le monomur en béton cellulaire  est le matériau idéal  permettant de limiter la facture énergétique quelque soit  l’énergie de chauffage et la localisation.

 

Impact économique pour une maison individuelle de 100 m² en conformité avec la RT 2005 :

 

- chauffage à l'électricité : économie attendue de 120 à 210 € (hors usages spécifiques) sur des factures de 540 à 1230€.
- chauffage au gaz : économie attendue de 40 à 100 €, (hors usages spécifiques) sur des factures de  370 à 800€.

 

Impact économique pour un logement collectif de 100 m² en conformité avec la RT 2005  :

 

- chauffage à l’électricité: économie attendue de 60 à 140 € (hors usages spécifiques) sur des factures de 630 à 1260 €.
- chauffage au gaz: économie de 60 à 120 € (hors usages spécifiques) sur des factures de 410 à 810 €.

 

En prévision de la RT 2012:

 

Avant même la prochaine étape de la réglementation thermique, la construction en monomur HL2R garantit la pérennité du système constructif répondant déjà aux valeurs de référence pour un mur de 25 cm d'épaisseur. Il suffit ainsi d'un mur plus épais et d'une densité de blocs accrue pour anticiper les exigences de la RT 2012.

Grâce à l'isolation répartie et à l'absence de ponts thermiques, la construction en monomur HL2R est plus économique que les autres systèmes constructifs car elle ne  nécessite pas la pose d’isolation rapportée et d'équipements onéreux pour assurer le confort thermique et une basse consommation d'énergie.                         

              

 

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