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La plupart des citadins passent 80 à 90 % de leur temps à l’intérieur de milieux clos, bâtiments publics ou privés en particulier, qu'il s'agisse de leur habitation ou d'espace professionnel. Ils sont ainsi exposés quotidiennement et de manière très importante aux substances contenues dans l’air de ces locaux. La qualité de l’air intérieur donc est un élément clé du bien-être au même titre que l’éclairage, l’acoustique, le confort thermique ou l’esthétique.
C'est même un enjeu majeur en matière de santé sur le plan national et international puisque plusieurs centaines de morts et des milliers d'hospitalisations par an sont causés par des intoxications au monoxyde de carbone et à l’exposition aux polluants. Les décès liés à l’asthme augmentent d'année en année et 30 % des immeubles de bureau sont jugés malsains…
La qualité de l’air a donc une dimension sanitaire mais aussi économique et environnementale du fait du coût des maladies et de l’absentéisme engendrés par un air malsain et de la nécessité de maîtriser la consommation de l’énergie. En témoigne le Plan national Santé Environnement (PNSE) adopté par le gouvernement français.
Le secteur du bâtiment représente 43 % de la consommation finale énergétique française avec 70 Millions de tonnes équivalent pétrole/an (Mtep) dont les 2/3 concernent l'habitat résidentiel et 1/3 les bâtiments tertiaires.
Cela représente 119 Millions de tonnes de CO2 soit 25 % des émissions totales correspondant à plus de 1kg de carbone par jour par habitant.
La qualité de l’air intérieur est fonction des sources de pollution, de la ventilation et du comportement des occupants. Elle peut être liée à des éléments structurels (implantation et conception du bâtiment, matériaux, isolation, chauffage, climatisation, nature des revêtements et du mobilier) et des éléments conjoncturels (conditions d'hygiène, d'entretien, présence animale, fumeurs, activités).
Le bâtiment ayant une fonction d’abri, on n'y associait pas autrefois la notion de risque sanitaire puisque les parois des anciens bâtiments étant poreuses, l’air était renouvelé sans que les occupants s’en aperçoivent, d'autant que l'on ne manquait pas d'ouvrir fenêtres et portes pour aérer les maisons.
Aujourd'hui, les matériaux et les mœurs ont changé et les sources de pollution internes sont plus nombreuses: composés organiques volatils (COV), odeurs, croissance fongique (champignons), croissance bactérienne, émissions radioactives.
Bien qu'une étude européenne ait montré l’absence de corrélation d’une part entre la qualité de l’air réellement mesurée et la consommation d’énergie et d’autre part entre la consommation d’énergie et le taux de renouvellement de l’air mesuré, construire avec un matériau offrant une climatisation naturelle constitue un atout majeur en matière de santé et d'environnement.
Les constructions en béton cellulaire répondent parfaitement à cette exigence.
Absence d'humidité des murs en béton cellulaire.
La vie à l'intérieur d'une maison se traduit par la production naturelle de vapeur d'eau liée à la respiration et la transpiration des occupants ainsi qu'à leurs activités. On a ainsi pu déterminer que, durant ces mouvements et activités domestiques, l'humidité produite en moyenne par une famille est proche d'une vingtaine de litres d'eau.
Si cette humidité n'est pas évacuée, elle se condense sur les zones froides des parois tels que les murs mal isolés ou les fenêtres. Il en résulte la prolifération de micro-organismes qui provoquent d'abord des désordres sur les structures et dans certains isolants puis sont susceptibles d'engendrer des allergies et maladies respiratoires pour les occupants.
La structure homogène et isolante des blocs de béton cellulaire ne favorise pas le développement de la condensation dans sa masse. Grâce à leur inertie thermique et à l'absence de ponts thermiques et d'infiltrations qui évitent les fluctuations de températures et les déperditions de chaleur, les parois en béton cellulaire permettent une climatisation naturelle favorisant l’évacuation rapide de la vapeur d’eau.
La diffusion de la vapeur d'eau au travers d'une paroi est provoquée par une différence de pression de vapeur entre les deux faces de la paroi.
Cette différence de pression n'a aucune action mécanique mais elle entraîne la diffusion de vapeur du côté où la pression est la plus élevée vers le côté où la pression est la plus faible.
Tout matériau de construction oppose une certaine résistance à la diffusion de la vapeur.
La valeur de référence est la valeur μ de l'air = 1
La valeur μ d'un matériau indique combien de fois la résistance à la diffusion de vapeur de ce matériau est supérieure à celle d'une couche d'air de la même épaisseur.
Plus la valeur μ est petite, meilleure est la diffusion de la vapeur d'eau. L'humidité s'évacue donc plus rapidement.
La comparaison des matériaux montre que la valeur μ du béton cellulaire est très basse puisqu'elle varie de 5 à 10 suivant la densité des blocs.
On dit alors couramment que les murs en béton cellulaire "respirent" ce qui contribue naturellement à la qualité de l'air ambiant des locaux.
Par contre, la valeur μ d'un matériau étanche comme le verre est infinie (∞).
Facteur de résistance à la vapeur μ | |
Air | 1 |
Béton cellulaire | De 5 à 10 |
Brique en terre cuite | 10 à 20 |
Bois | De 50 à 200 |
Béton | De 4 à 120 |
Béton armé | De 80 à 130 |
Isolant synthétique | De 50 à 150 |
PVC | 50 000 |
Verre ou couverture étanche | ∞ |
Le béton cellulaire est perméable à la vapeur d'eau mais imperméable à l'eau.
En contact direct avec l'eau (pluie ou cycles de gel et de dégel), les matériaux absorbent l'humidité par capillarité. Dans le cas du béton cellulaire, l'eau ne peut migrer que par la partie solide des parois des cellules fermées contenant l'air. Sachant que ces parois ne représentent que 20% du volume des blocs, la progression de l'eau est très lente et nettement inférieure à celle de la terre cuite ou du plâtre.
Le seuil d'humidité critique pour le béton cellulaire n'est atteint qu'au taux de 45% du volume. Ce taux n'est jamais atteint dans nos régions et se stabilise autour de 2% mais il peut atteindre 10% si aucun enduit de protection n'est appliqué sur les surfaces extérieures.
Toutefois, si le traitement des surfaces extérieures est souhaitable afin d'éviter une absorption d'eau en surface susceptible de diminuer le pouvoir isolant thermique du béton cellulaire, il est primordial que l'enduit soit perméable à la vapeur d'eau pour éviter tout risque de condensation sur la surface extérieure du mur.
Radioactivité très faible des murs en béton cellulaire.
La présence dans le sous-sol et dans les matériaux de Radium (Ra 226) et/ou de Thorium (TH 232) induit des émissions radioactives.
On constate que la radioactivité émise par le béton cellulaire est très faible car il est principalement composé de sable pur, matière première 3 fois moins radioactive que l'argile par exemple.
Il en résulte que les constructions en briques de terre cuite fabriquées à base d'argile émettent en moyenne davantage de radioactivité.
Emissions radioactives moyennes | ||
Radium | Thorium | |
Brique en terre cuite | 2,5 | 2,3 |
Béton | 0,8 | 1,0 |
Plâtre | 1,9 | 0,7 |
Chaux | 0,7 | 0,7 |
Béton cellulaire | 0,3 | 0,3 |
La ventilation permet d’évacuer les polluants, d’apporter l’air neuf et l’air nécessaire aux appareils de combustion. Mais, avec les progrès réalisés dans l’isolation des bâtiments, la perte énergétique due aux systèmes de renouvellement d’air augmente.
Blocs
Carreaux
Linteaux
Chaînages
Outils
Fixation
Mortier colle
Ragréage